Cet article a été rédigé par Franck qui rédige « la petite gazette d’un crofter Normand »

PRATIQUER L’AGRICULTURE DURABLE,

Plus que des recettes techniques, c’est trouver un équilibre entre l’économie, la nature, le territoire et les hommes et les femmes qui y vivent.                   

Une agriculture productive et rentable

Les animaux sont nourris le plus longtemps possible au pâturage parce que l’herbe coûte moins cher à produire que le maïs.

A l’herbe on associe du trèfle (légumineuse) qui est capable de capter l’azote de l’air et de le transformer en élément nutritif pour la prairie.

Résultat : pas d’engrais chimiques à apporter. Les déjections épandues par les animaux au pâturage suffisent.
Une agriculture qui préserve l’environnement

Parce qu’on limite les traitements et les doses, et parce qu’il y a peu d’hectares de cultures à traiter. Le reste est en prairies ! Sans compter qu’une bonne rotation des cultures limite les risques de maladie et de mauvaises herbes.

Un bocage préservé : les haies de nos prairies servent d’abri aux bêtes, les chemins creux d’accès aux champs !

Une agriculture socialement équitable

Plus indépendant vis-à-vis des achats extérieurs, le paysan retrouve une autonomie quotidienne de décision : pas moins de travail, mais plus d’épanouissement.

Les exploitations sont à taille humaine, et donc transmissibles à de jeunes agriculteurs. Une condition pour garder nos campagnes vivantes !

Nourrir ses bêtes à l’herbe, c’est leur assurer une ration équilibrée, riche en protéines : donc pas de soja à apporter. Ce soja, de plus en plus souvent génétiquement modifié, est produit par les pays pauvres au détriment de leurs cultures vivrières.


Bref, pas moins de travail, mais plus de bien-être !      

  

Remerciement :

Nous tenons à remercier Franck pour cet article rédigé pour son blog sur http://patre.over-blog.com/article-le-systeme-stratifie-brittannique-118972621.html