Mélange d’été et performance ovine

par admin / mardi, 28 juin 2016 / Publié dans je-pature.com

L’amélioration des performances ovines sur les mélanges chicorée, plantain, trèfles violet et blanc.

En été, en conditions séchantes, le Ray-grass trèfle blanc classique s’avère peu approprié. La diminution voire l’arrêt de la croissance du couvert ainsi que sa perte d’appétence pendant cette période engendre des difficultés à conserver des performances ovines satisfaisantes. Les mélanges dits d’été composés de chicorée, plantain, trèfles violet et blanc semblent plus appropriés sur cette période. En effet, ils sont plus tolérants à la sécheresse. La croissance du couvert, bien que ralentie, se fait toujours et l’appétence est conservée. L’université de Massey à Palmerston North en Nouvelle Zélande a mené de nombreuses expérimentations pour chiffrer les performances ovines atteintes sur ces mélanges.

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Mélange chicorée, plantain, trèfles violet et blanc, dans une parcelle de l’université de Massey (Nouvelle-Zélande)

Les différences de performances, en faveur des mélanges d’été et au détriment des prairies classiques Ray-grass trèfle blanc, sont notables chez les brebis en lactation ainsi que chez les agneaux en pré et post sevrage.

Dès le premier mois de lactation, des agnelles qui pâturent des mélanges d’été lors de leur première lactation sont plus lourdes que des agnelles qui pâturent du Ray-grass trèfle blanc (Tableau 1) (1). Cette différente se creuse lors du sevrage des agneaux puisque les agnelles sur les mélanges d’été pèsent 14,5 kg de plus en moyenne que les agnelles sur les prairies classiques. En termes d’état corporel, la différence s’élève a quasiment 1 point, avec une note de 4,04 pour les agnelles sur les mélanges d’été et de 3,1 pour les autres.[is_guest]Pour lire la suite de cette publication technique il faut vous connectez ou créer un compte[/is_guest][is_logged_in]

 

Tableau 1 : Performances des agnelles et brebis en lactation issues de différentes expérimentations

Tableau 1 -

 

Les agneaux ont le même poids à la naissance, que les brebis pâturent des mélanges d’été ou des prairies classiques. Mais ceci ne dure pas : trois semaines après la naissance, les agneaux sur les mélanges d’été pèsent déjà plus d’un kilo de plus que les autres agneaux (Tableau 2). Quelle Choice-chicory-2explication à cela ? Jusqu’à 4 semaines, la croissance des agneaux est majoritairement due à la consommation de lait maternel. Même si la composition de lait des brebis pâturant des mélanges d’été et des prairies classiques est la même, la quantité produite est supérieure, donc en faveur d’une meilleure croissance pour les agneaux. Les semaines suivantes, la part d’herbe dans l’alimentation des agneaux augmentant et la production laitière diminuant, la conservation et l’augmentation des différences de poids entre les agneaux sur les mélanges d’été et les prairies classiques s’explique par la composition de la prairie plus énergétique (2).

Tableau 2 : Performances des agneaux issues de différentes expérimentations

Tableau 2 -

En post-sevrage, la croissance des agneaux est toujours meilleure sur les mélanges d’été (Tableau 3). En effet, 71 % des agneaux sevrés qui pâturent les mélanges d’été ont un GMQ supérieur à 200 g/jour alors qu’aucun agneau pâturant du Ray-grass trèfle blanc n’a un GMQ aussi important (4). Le GMQ maximal (322 g/jour) est atteint en début de printemps (4). Les agneaux atteignent le poids d’abattage plus rapidement, l’alimentation qu’il reste sera valorisée pour l’élevage des agnelles et conserver des brebis avec un état corporel satisfaisant.

Tableau 3 : Performances des agneaux post sevrage

Tableau 3 -

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