Les mélanges d’été – Gestion des pâturages en condition sèche

par SHANE BAILEY / lundi, 13 juillet 2015 / Publié dans je-pature.com

Les mélanges d’été, un complément aux mélanges conventionnelles en condition sèche


 

De quoi parle-t-on ?

Chicory L’exploitation intensive d’une prairie (par exemple une forte fertilisation ou un  chargement élevé à l’hectare) favorise des espèces végétales très compétitives à forte  capacité de capture des éléments nutritifs et à vitesse de croissance et de renouvellement    des organes élevée. Ces espèces prennent le dessus sur les autres, conduisant à une  diminution de la richesse spécifique de la parcelle (Duru et al 2004). Ce type de prairie,  avec un nombre assez restreint d’espèces productives, correspond à ce que l’on appel une  flore conventionnelle.

En revanche à l’inverse, une exploitation extensive de la prairie, favorise les espèces peu compétitives qui présentent des taux de croissance faibles et permet une cohabitation d’un nombre élevé d’espèces (> 40 espèces par parcelle). La composition botanique ainsi créée évolue peu au fil des années avec des pratiques similaires au fil du temps, mais la contribution des espèces à la production de biomasse peut varier de manière significative tout au long de la saison.

A travers cette approche de l’évolution de la composition botanique d’une prairie et du nombre d’espèces présentes selon l’utilisation appliquée sur la flore, cela nous montre :

  • qu’il n’est pas possible de concilier, à l’échelle de la parcelle, un niveau de production important et un nombre d’espèces végétales élevé
  • que la compréhension de ces évolutions passe par la connaissance des stratégies de vie et des compromis fonctionnels des espèces (Louault et al 2005)

Ainsi, nous appelons plus communément mélange d’été une flore estivale productive, mélange composé d’espèces végétales aux fonctionnalités proches (exigences écologiques, morphologie, précocité) qui compense le manque de croissance du mélange conventionnelle (RGA-TB) en été. Ce mélange est principalement composé de légumineuses, poumons de la prairie (60%), de plantain et chicorée (20 %), ainsi que de graminées (20 %). La proportion de chacune des espèces restent dépendantes des conditions pédoclimatiques des parcelles d’implantation.

Et le risque de météorisation ?

La part importante de légumineuse (60%) vis-à-vis de la météorisation est un risque tout à fait métrisable et qui peut s’anticiper par de bonnes pratiques de pâturage.

La régularité et la qualité de la flore offerte au animaux en pâturage est déterminantes dans cette prévention.

Image1Le stade physiologique est l’un des facteurs les plus importants dans la prévention de la météorisation au pâturage. Le pouvoir météorisant est très élevé au stade végétatif précoce (phase 1) et diminue progressivement à mesure que la plante évolue vers la floraison (fin de phase 2).

En effet, la concentration des plantes en azote soluble impacte grandement les risques de météorisation. La dégradation des protéines des feuilles des jeunes plantes ingérées conduit à la formation de mousse à forte viscosité dans le rumen, emprisonnant ainsi les gaz émis lors de la fermentation du fourrage.

La première chose importante à bien comprendre est donc que le stade d’intervention sur ces plantes peut diminuer fortement la sensibilité à la météorisation du troupeau. Nous limitons ainsi grandement ce risque à travers une planification saisonnière de pâturage.

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