Julie et Thimoléon Resneau

[image_mapper id= »3″]

A Pomy dans l’Aude, Julie et Thimoléon Resneau élèvent depuis 2006 un troupeau de 380 brebis de race Rouge du Roussillon. Ils ont ciselé un système d’élevage qui permet, en conditions sèches, de conduire 11 mois par an les brebis au pâturage sans complémentation, et de développer la finition à l’herbe des agneaux.

Les éleveurs disposent de 120 hectares dont 40 ha de prairies naturelles, le reste des surfaces se partageant entre landes et bois éclaircis pâturables. Le système que conduisaient les parents de Julie était déjà un système pâturant sur trois grandes parcelles, tournant tous les 10 à 15 jours, avec les naissances groupées sur le début du printemps. Mais l’herbe était très abondante au printemps, puis manquait tout l’été. Pour améliorer cette situation, Julie et Thimoléon, qui connaissent les experts de PâtureSens de longue date, ont alors fait évoluer le système fourrager. Cette étape s’est étalée sur trois ans de transition, qui leur ont permis de « se faire l’œil » et de s’approprier la technique du pâturage de précision.

Nous avons d’abord subdivisé les 35 ha des meilleures prairies naturelles de façon à changer les brebis de parcelle tous les trois joursExplique Thimoléon

Cela a déjà amené une évolution importante du couvert. Les zones sur pâturées et les zones délaissées se sont effacées. L’année suivante, les éleveurs ont fait tourner les animaux tous les deux jours. Et la troisième année, ils ont façonné 29 parcelles de 1,3 hectare qui assurent chacune la ration quotidienne du lot de 380 brebis. Les éleveurs ont beaucoup utilisé au début un grassmaster, appareil qui permet par infra-rouge d’estimer la quantité de matière sèche présente dans les parcelles. Des clôtures fixes ont été installées.

C’est l’économie de l’achat de foin, qui était auparavant distribué l’été aux brebis, qui a financé totalement les fournitures pour les clotûres. Et nous n’apportons plus d’engrais.Précise Thimoléon

La production de ces prairies est de 6 à 7 tonnes de matière sèche par an. J’estime qu’elle a progressé d’un tiers avec cette conduite.
Les brebis restent en bâtiment durant un mois au moment des agnelages mais elles sortent tous les autres jours de l’année. Les prairies naturelles sont pâturées cinq fois au printemps, et deux fois en automne-hiver.

Cette conduite est très intéressante pour la gestion des parasites. Avec cinq à sept passages de 24 heures par parcelle, nous avons divisé par six ou sept la pression par rapport à la conduite classique. Cela nous a permis de diviser le nombre de traitements par deux sur les adultes, et par trois sur les agneauxExplique l'éleveur
dyn008_original_496_738_pjpeg_2555379_d2441311194bab8eccc2a65f2ab88a80

[title size= »1″ content_align= »left » style_type= »single solid » sep_color= » » class= » » id= » »]Interview avec Julie Resneau[/title]

HAUT

Powered by themekiller.com anime4online.com animextoon.com apk4phone.com tengag.com moviekillers.com