Expérience d’agriculteur – Fabrice et Léna Monnier en Bretagne

par SHANE BAILEY / dimanche, 19 juillet 2015 / Publié dans je-pature.com

Optimiser son système pour gagner en productivité et en rentabilité


Famille Monnier - Bretagne agriculture Installés depuis décembre 2011 à Domloup (35), Fabrice et Léna Monnier exploitent aujourd’hui 70 hectares de terre dont une vingtaine sont destinées au pâturage du troupeau de 60 montbéliarde. Dès leur installation, les éleveurs ont modifié l’exploitation familiale en un système plus proche de leurs finalités : « Du fait des annuités conséquentes du démarrage, il nous fallait un système performant économiquement : Nos expériences individuelles nous ont prouvé que le pâturage bien géré est le mode d’exploitation le plus simple et le plus économique ».

Un démarrage difficile

Dès la première année, 8 ha de prairie graminées-légumineuses ont été implanté au pied de l’étable. « Suite à différentes recherches, nous avions décidé d’implanter dès le départ des prairies avec une bonne proportion de légumineuses »affirme Fabrice. Celles-ci représentent le pilier de la prairie, la source de fertilité pour le sol. « La gestion de l’herbe s’est faite tel que nous l’avions appris : paddock de 2 ha, de 2-3 jours avec l’avancement au fil avant.»

Léna pointe cependant les problèmes rencontrés la première année dans cette gestion herbagère « le manque de repère au niveau de la hauteur d’entrée menait parfois à gérer les paddocks en 4-5 jours, avec un stade d’entrée tardif, des refus importants et une production par vache assez faible. La gestion du fil avant devenait par moment difficile, je me posais souvent la question  « de combien de pas je dois avancer le fil… » j’étais toujours dans le doute ».

C’est en 2013, suite à une formation sur la gestion des pâturages organisée par PâtureSens avec le réseau BASE, que le couple ressort conquis par l’approche différente de la gestion pastorale, entrainant un profond remaniement du système d’élevage au niveau de la gestion de l’herbe. Ils reviennent à l’exploitation et décide d’appliquer la méthode d’un paddock par jour.

« Dès la première année, le système de paddock journalier a bien fonctionné »

La rapidité de passage dans un paddock a pour intérêt de réguler le nombre des fois que les animaux prélèventCartographie Monnier dans l’année, et donc d’améliorer la production.  « L’année dernière nous avons fait 9 tours, j’ai pris le temps de voir ce qui se passait dans la prairie. Ce changement journalier permet de se faire l’œil, on se forme sur les hauteurs entrée-sortie, on sait ce qui se passe dès que la rigueur diminue » affirme Fabrice. Cette gestion plus pointilleuse, basée sur le respect de la plante, se répercute sur la qualité de flore offerte en entrée de paddock, cela influant sur les performances animales du troupeau. « Ce qui nous a marqué, c’est le fait d’avoir nourri 10 vaches supplémentaires avec la même surface, et donc de meilleures performances animale sans apport en fourrage et compléments alimentaires ».

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